Pourquoi un CRM pour PME est essentiel pour automatiser les relances de paiement et améliorer la trésorerie
Introduction : la trésorerie au cœur de la survie des TPE/PME
Dans l’univers des TPE et PME françaises, la gestion de la trésorerie est souvent une priorité de tous les instants. Comptabilité optimisée, paiement des charges, gestion des salaires ou encore anticipation des investissements sont autant de variables que les dirigeants doivent jongler. Un facteur vient perturber régulièrement cet équilibre : les retards de paiement. Selon une étude 2023 de l’Observatoire des délais de paiement (Banque de France), plus d’une PME sur deux déclare avoir été victime de retards de paiement sur les douze derniers mois.
Ces retards représentent non seulement une entrave à la croissance, mais surtout un risque réel d’asphyxie financière, notamment pour les entreprises avec peu de fonds propres. Pourtant, si l’automatisation est largement utilisée dans des domaines comme la prospection ou la gestion des ventes, elle l’est encore trop peu dans la gestion des relances de paiement.
C’est ici que les outils numériques comme les CRM pour PME jouent un rôle décisif. En centralisant les données clients, en automatisant les tâches répétitives (comme les relances) et en proposant des workflows personnalisables, ces outils réduisent les délais de recouvrement tout en maintenant une relation client saine et professionnelle.

Dans cet article, nous allons explorer en détail les méthodes et technologies disponibles pour aider les petites structures à automatiser efficacement leurs relances de paiement, tout en améliorant leur expérience client et leur résilience financière. Nous nous appuierons sur des études de cas, des chiffres significatifs, et des exemples concrets en nous posant une question clé : comment un CRM pour PME peut révolutionner la gestion de la trésorerie ?
Les enjeux des relances de paiement pour les TPE et PME
Des retards qui plombent les chiffres
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après les statistiques du cabinet ARC (spécialiste du recouvrement), un règlement client sur trois arrive en retard en France. Pour une TPE facturant à 30 jours et dont le BFR est serré, un délai supplémentaire de 20 jours peut suffire à déséquilibrer toute la chaîne de paiement. En 2022, ce phénomène était responsable de près de 25 % des cessations d’activité d’entreprises de moins de 50 salariés.
Les conséquences immédiates sont :
- Un affaiblissement du fonds de roulement
- Des frais bancaires supplémentaires (agios, intérêts, financements de trésorerie)
- Une mobilisation de ressources humaines pour effectuer les relances à la main
- Et à terme, une relation client dégradée si les relances sont maladroites ou tardives
L’humain au centre… et à bout de souffle
Dans la majorité des TPE/PME interrogées (source : Baromètre Bpifrance 2023), la gestion des relances est souvent manuelle. Le dirigeant lui-même ou un assistant comptable s’en charge, généralement via des tableurs, des notes internes ou des relances par e-mail improvisées. Une méthode non structurée qui laisse place à l’oubli, au stress et surtout… à l’inefficacité.
Un autre facteur aggrave la situation : le temps. Ce processus chronophage empêche les équipes de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée comme le suivi des opportunités commerciales ou le service after-sale. En moyenne, une PME passe 4 à 6 heures par semaine à relancer ses clients à raison d’une cinquantaine de factures envoyées mensuellement (étude In Extenso, 2022).
Un cadre légal inefficace sans outil
Certes, la Loi de Modernisation de l’Économie impose un délai de paiement maximum de 60 jours. Mais dans la pratique, les délais contractuels sont souvent dépassés sans risque immédiat pour le mauvais payeur, sauf si des actions de recouvrement sont entreprises. Sans mécanisme automatisé de suivi, il est rare que les pénalités de retard prévues soient appliquées à temps.
Il est donc impératif de disposer d’un système non seulement automatique, mais aussi personnalisable et réactif pour garantir un recouvrement rapide sans abîmer la relation client.
Comment le CRM pour PME peut automatiser les relances de paiement
Centraliser les données clients et les échéances
Le CRM, ou Customer Relationship Management, est loin de se limiter à la prospection commerciale. Dans son usage étendu, c’est un outil de gestion commerciale pour PME polyvalent, capable de centraliser toutes les interactions avec un client, y compris les éléments contractuels, les devis, les factures et les échéances. Cette centralisation offre une vision claire et actualisée de qui doit quoi, à quel moment.
L’utilisateur peut paramétrer des alertes automatiques dès qu’une facture dépasse une certaine durée sans règlement, et configurer des scénarios de relance :
- J+1 (échéance dépassée) : e-mail de rappel courtois automatisé
- J+7 : appel téléphonique ou SMS
- J+14 : message plus ferme avec mention de pénalités
- J+30 : relance en LAR ou passage au service contentieux
Des solutions comme Saalz permettent à une TPE de tout gérer depuis une interface unifiée : coordonnées, échéancier, historique d’envoi, récupération de justificatifs, jusqu’à l’intégration avec un outil de paiement tiers (comme Stripe ou GoCardless).
Scénarios de marketing automation dédiés à la relance
Un bon CRM pour PME ne se contente pas d’enregistrer une échéance : il peut permettre de paramétrer des workflows automatisés intelligents basés sur des déclencheurs (ou « triggers »).
Exemple :
- Une facture n’est pas marquée comme « payée » dans les 7 jours suivant l’échéance → envoi automatique d’un e-mail avec un lien de paiement
- Un client a 3 erreurs de virement sur 2 factures → notification au comptable avec rappel automatique
- Le paiement est reçu → envoi automatique d’un remerciement couplé à une demande de mise à jour de coordonnées
Ces séquences sont non intrusives et personnalisables. L’entreprise n’a plus besoin d’espionner ses fichiers Excel : chaque client est relancé de façon professionnelle et proactive.
Etude de cas : une PME de services numériques à Lyon
La société ASTEK Conseil, prestataire de services en informatique de 12 salariés, a intégré Saalz à son système de facturation en 2022. Avant cette intégration, elle déplorait plus de 25 % de retards supérieurs à 30 jours. Après 3 mois d’automatisation des relances via le CRM, ce taux est descendu à 8 %, avec un gain de trésorerie moyen de 38 000 € / an.
Le secret de leur réussite ? Un tunnel automatique de relance gentille à ferme, couplé à une visibilité en temps réel sur les factures impayées. Chaque matin, la cheffe d’équipe commerciale reçoit un rapport des relances à venir, ce qui permet aussi de remettre l’humain au bon moment dans la démarche.

Conseils de mise en œuvre et outils incontournables
Choisir un CRM conforme aux besoins métiers
Un CRM performant pour automatiser les relances ne doit jamais être rigide. Aujourd’hui, 35 % des PME abandonnent leur CRM dans les 12 mois (source : Forrester, 2023), principalement par manque d’adaptation à leurs contraintes. Voici les éléments à observer :
- Capacité d’intégration avec votre facturation (QuickBooks, Sage, etc.)
- Déclencheurs avancés et workflows personnalisables
- Mails de relance à votre image, avec canaux multiples (email, SMS, notifications)
- Suivi en temps réel des actions (relances lues, cliquées, répondues)
Certains outils comme Saalz, pensé dès le départ pour les dirigeants de TPE et les responsables comptabilité/ADV, offre une interface très simple, avec des modèles paramétrables dès le premier jour. Si vous souhaitez tester notre CRM français gratuitement, une démo guide l’utilisateur dans les 10 premières relances dès l’intégration au logiciel de facturation.
Construire des séquences humanisées
Automatiser ne signifie pas « déshumaniser ». Bien au contraire. Une relance bien formulée et envoyée au bon moment démontre un haut niveau de professionnalisme. Voici quelques règles à suivre :
- Personnaliser chaque message avec le prénom de votre interlocuteur
- Éviter les formulations trop rigides ou juridiques dans les premières relances
- Proposer une solution (paiement en ligne, échelonnement…)
- Synchroniser automatiquement les relances via le calendrier du CRM
💡 Astuce : insérer un lien vers un simulateur CCI pour les conditions de pénalités légales. Cela ajoute un effet pédagogique qui peut pousser au règlement.
Suivre les KPIs de raccourcissement des encaissements
Un bon CRM restituera des indicateurs clairs :
- Délai moyen de paiement post-facturation
- Moyenne de relances nécessaires avant règlement
- Taux d’ouverture et de clics des e-mails de relance
- Clients relancés par les canaux les plus efficaces
Avec ces indicateurs affichés dans votre outil de gestion commerciale, vous pouvez affiner vos stratégies de relance et même anticiper les risques de non-paiement sur certains cycles clients spécifiques.
Conclusion : 3 actions concrètes à engager dès aujourd’hui
Pour les TPE/PME françaises, l’automatisation des relances de paiement n’est plus un luxe : c’est un levier de survie et de croissance. Trop d’entreprises sous-estiment encore l’impact positif que peut avoir un CRM bien intégré dans leur routine financière.
Voici 3 recommandations concrètes à mettre en place dans les 30 prochains jours :
- Cartographier vos échéances actuelles dans un tableur ou outil de gestion, avec le délai de règlement moyen
- Implémenter un CRM pour PME capable de gérer les workflows de relance et intégrer votre système de facturation
- Définir 3 séquences de relance types et les automatiser : douce, intermédiaire et ferme, avec une relecture juridique
La combinaison entre automatisation, données actualisées et interface collaborative transforme l’expérience de recouvrement. Au-delà du gain de temps, c’est la robustesse de l’entreprise face aux aléas clients qui s’améliore.
À l’heure de la digitalisation accélérée des processus, comprenant la comptabilité, la vente et la relation client, il est temps pour les petites structures de professionnaliser aussi leur approche du recouvrement. En d’autres termes : le CRM devient un allié stratégique de la santé financière.